
Sur une réfection de rue avec remplacement des conduites, le budget saute rarement à cause du tuyau. Ce qui fait mal, c’est le roc qui sort plus haut que prévu, l’eau qui rentre dans la tranchée, les sols contaminés à sortir du site ou la circulation à gérer pendant des mois. Que vous soyez une municipalité qui prépare son appel d’offres ou un entrepreneur qui monte sa soumission, ce sont ces postes-là qu’on regarde en premier.
Ce qu’on retrouve dans un bordereau d’aqueduc et d’égout
Le bordereau suit à peu près l’ordre du chantier :
- Mobilisation, signalisation et maintien de la circulation
- Réseau d’eau potable temporaire pour garder les résidents alimentés
- Excavation, roc, caissons de tranchée et pompage
- Conduites d’aqueduc, d’égout sanitaire et d’égout pluvial (PVC, fonte ductile, béton armé)
- Regards, puisards, vannes, bornes-fontaines et entrées de service
- Essais de pression et d’étanchéité, désinfection, inspection télévisée
- Remblai, compactage et fondation de rue
- Pavage, bordures, trottoirs et remise en état des terrains
Les conduites se mesurent au mètre linéaire, les regards et les entrées de service à l’unité, l’excavation et les matériaux au mètre cube ou à la tonne. Si la prise de quantité est mal faite, toute l’estimation part de travers.
Les postes qui font monter le prix
Le roc. Un rapport géotechnique, c’est quelques forages, pas une garantie. Entre deux sondages, le roc peut remonter plus haut que prévu. On regarde si le bordereau prévoit un prix unitaire pour le roc et si la quantité prévue a du bon sens.
L’eau. Avec une nappe haute, il faut pomper, parfois installer des pointes filtrantes, et la tranchée avance moins vite. On se fie aux niveaux d’eau mesurés dans le rapport, pas à une impression.
Les sols. Les sols excavés sont gérés selon leur caractérisation, et les sols contaminés sont maintenant suivis par un système de traçabilité obligatoire au Québec. Entre le transport et le site de disposition, la facture grimpe vite.
La profondeur. Plus la conduite est creuse, plus il faut de caissons ou de pentes, et moins on fait de mètres par jour. Dans une rue étroite, avec le gaz, Hydro-Québec et les télécoms déjà dans le sol, ça avance encore moins.
La vie du quartier. L’eau, l’égout, l’accès aux entrées de cour et les collectes doivent continuer pendant les travaux. Ça se planifie, et ça se paie.
Lire le devis avant de mettre un prix
Plusieurs municipalités du Québec se basent sur la norme BNQ 1809-300 pour les travaux de conduites d’eau potable et d’égout, puis ajoutent leurs clauses particulières. Ce sont souvent elles qui changent la donne : séquence de travaux imposée, heures permises, matériaux exigés, essais supplémentaires. On les lit au complet avant de sortir un prix.
Pour les municipalités : l’estimation de contrôle
Avant d’aller en appel d’offres pour un contrat important, une municipalité doit établir une estimation du prix. Une estimation de contrôle faite par une firme indépendante lui permet de valider son budget et de savoir si les soumissions reçues sont raisonnables. Selon l’avancement des plans, on parle d’une estimation de classe D, C, B ou A.
Pour les entrepreneurs : soumissionner sans se faire prendre
Quand l’appel d’offres sort sur SEAO, les délais sont souvent serrés. On fait le take-off, on compare nos quantités à celles du bordereau, on vous signale les risques (roc, eau, sols, circulation) et on vous remet une estimation détaillée sur laquelle vous pouvez bâtir votre prix. Pour l’excavation seulement, voyez notre page estimation en excavation et terrassement.
Un exemple de projet
Parmi nos mandats en génie civil : la réfection de rues à Wendake. Tous nos services en infrastructures sont sur notre page estimation en génie civil.
Votre projet d’aqueduc et d’égout
Envoyez-nous vos plans et devis à info@gestionedem.com ou appelez au 581-999-5503. On vous revient en 48 heures avec notre offre de service, partout au Québec. Vous pouvez aussi passer par la page contact.





